Nous y voilà enfin : le monde crève à petit feu et les médias mainstream, la presse écrite, ainsi que les journaux télévisés débarquent tous en chœur pour avertir la population mondiale des risques que nous font courir nos habitudes alimentaires, nos frigos, nos assiettes, nos ustensiles de cuisine et tutti quanti. Cependant, ne touchons pas au cadmium du chocolat, même noir, car le paquet de merde arrive. Alors, s’il vous plaît, ô grand Dieu, pas de vagues sur le cacao !

Il n’est pas juste, je l’admets, de frapper sur la plume des journalistes, et encore moins de stigmatiser l’éloquence de nos présentatrices ou chroniqueurs d’émissions télévisuelles. Le problème majeur — je prends mon si beau pays qu’est la France comme exemple — reste le fait que nos politiciens, nos ministres, nos présidents, notre État, donc notre système gouvernemental, ont un retard d’au moins 50 ans, si ce n’est davantage. Nos brillants scientifiques, médecins experts et biologistes alertent en permanence depuis plusieurs décennies les intéressés, mais ces derniers ne se réveillent que lors des campagnes municipales et présidentielles — pour ne pas écrire pestilentielles — pour nous crier tout haut, dans une dynamique hypocrite, que nous craignons le pire, un scandale sanitaire international et qu’il faut agir.

Le résultat est qu’une résistance aux vraies solutions s’opère par le peuple, qui n’écoute plus la fabrique de la peur anxiogène, ni même les conneries qu’épandent dans l’air les médias avec leurs informations qui n’ont plus aucune valeur.

Enfin, nous, la populace, ceux que l’État prend pour le bas peuple, le bétail, la faille, mais aussi le danger, nous avons le bulletin de vote ; mais nous pouvons tout autant exercer une pression énorme en faisant une sélection rigoureuse de nos achats et en changeant drastiquement nos penchants pour les produits polluants qui nuisent à notre santé et au bien-être de notre mère à tous, la planète Terre.

Il y a dix ans, les sujets comme les polluants éternels (PFAS) ou les bisphénols n’étaient pas vendeurs dans le commerce de l’angoisse ; aujourd’hui, le poison que l’on nous sert sur un plateau d’argent est devenu la poule aux œufs d’or de nos merdias.

Ma solution, car je dois conclure mon bronze, c’est de rester pragmatique tout en me documentant avec des informations de fond que nous offrent les études scientifiques, parfois vulgarisées par des experts passionnés et chevronnés en médecine et en santé ; et, dans la mesure du possible, grimper la côte de 400 m à pied et en pleine puissance pour aller faire mes courses à Intermarché, dans le but de faire le plein de fruits et de légumes nourris aux pesticides, de protéines animales chargées aux antibiotiques et de mon 90 % pour Pâques au cadmium. C’est déjà mieux que rien, donc pas si mal…