Oubliez Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone et Jason Statham dans les très ridicules films d’action Expendables, mais aussi les navets de Steven Seagal où les femmes ne servent que de porte-bagages d’armes. Ici, elles portent les flingues et les katanas comme des guerrières indomptables, avec style et précision. Et pour couronner le tout, ce chef-d’œuvre très mal critiqué par la gent masculine apporte un soupçon de réflexion métaphorique sur la psychiatrie et pas mal d’énigmes qu’aujourd’hui encore, je ne comprends pas entièrement.

Un film de Zack Snyder ridicule d’après les critiques ? Il va donc falloir m’expliquer la masse de merdes machistes qui sortent depuis des décennies au cinéma et qui sont encensées par les médias…

Dans les années 1960, une jeune fille au doux nom de Baby Doll est internée à l’hôpital psychiatrique de Lennox House, dans le Vermont. Baby Doll a tué sa petite sœur en manquant sa cible alors qu’elle tentait de la sauver de l’extrême violence de son beau-père. L’un des infirmiers, Blue Jones, est alors corrompu par le beau-père pour que la jeune fille soit lobotomisée au plus vite par un psychiatre, l’empêchant ainsi de témoigner contre le vrai bourreau de sa petite sœur.

Baby Doll s’imagine alors employée dans une maison close et devant faire face à son premier client : sa propre lobotomie. Dans ce monde imaginaire, les patientes sont toutes des danseuses sélectionnées par Vera Gorski, sa thérapeute, pour assurer des spectacles dans le but d’attirer la clientèle masculine de Blue Jones, le proxénète de ce cabaret. Baby Doll se lie d’amitié avec quatre autres danseuses : Sweet Pea, sa sœur Rocket, Blondie et Amber.

Ces filles, danseuses dans le cabaret et puissantes guerrières dans un monde parallèle, doivent combattre des monstres et des soldats pour fuir la maison close — qui est en réalité l’hôpital psychiatrique.

J’ai été très touché et ému par ce film, car je suis moi aussi une victime de la psychiatrie aiguë qui a bien failli me tuer et me transformer en légume. C’est une femme, patiente d’un hôpital, qui m’a sauvé la vie en me réveillant un jour très brusquement de ma camisole chimique. Alors, si vous n’aimez pas ce film, je peux le comprendre ; mais ce n’est certainement pas le navet cosmique habituel du cinéma bas de gamme, pourri par la critique d’âne d’aujourd’hui…