Après 48 heures d’angoisses intenses et d’hypersomnie, me voilà bien dans la panade avec 72 heures, exactement, de pannes de sommeil récurrentes. En clair, plus je dors et plus je dors, moins je dors et moins je dors. Pire, ne rien faire, c’est l’enfer : alors moins je dors ou plus je dors, mais dans tous les cas, mon sommeil est instable à l’extrême.

L’insomnie est caractérisée par des troubles du sommeil, pas inévitablement la nuit. L’étymologie de ce mot provient du latin insomnia (ou plus précisément du latin somniculus, « état de celui qui dort ») qui, au sens strict du terme, signifie la privation de sommeil. Une définition bien sommaire, mais compréhensible. Je la désigne avec mes maux et mes mots par deux expressions : la panne de sommeil subie ou l’insomnie volontaire.

L’insomnie volontaire, je la pratique pour atteindre une performance et une endurance accrue dans le travail. J’adore résoudre des problèmes informatiques, défaire des nœuds impossibles à dénouer, déchiffrer une énigme dans un jeu vidéo ou inventer des séquences pour venir à bout d’un Rubik’s Cube. Mon record est de 46 secondes après 30 jours d’acharnement, avant de tout oublier un mois plus tard… Ce qui signifie qu’aujourd’hui, je suis bien incapable de le résoudre !

L’insomnie subie, elle, me désole, me rend nerveux, fou, excité, tout en m’épuisant. Ma pire expérience reste une privation de sommeil de 88 heures d’affilée, sans même une sieste de quelques minutes.

Pour conclure ce texte soporifique à souhait, je pense avoir réétalonné mon sommeil pour un mois afin de souffler et de me reposer. Ma mission de vous apaiser étant remplie, je vous laisse à présent dormir et rêver la suite de ce témoignage. Bonne séance de sommeil, très chers lecteurs… zzzz zzzzzzzz…