Saloperie d’élément chimique et métal alcalin détourné pour les patients psychiatrisés souffrant de troubles bipolaires. C’est la classe car Kurt Cobain a écrit une chanson au doux nom de Lithium ! Dont je ne vous écrirai pas les lyrics, ce n’est pas chic ! Enfin, la chanson est quand même une aubaine pour qui sait l’écouter. Mais je ne me tournerai pas vers la religion ni vers la pastille pour me détourner.

Il me tue à petit feu, je le transpire par l’anus, c’est une belle merde scatogène et anxiogène. J’ai essayé de le sniffer, mais c’est l’enfer des narines. Je gerbe le lithium et toute sa famille de thymorégulateurs qui me tirent vers le sombre bas, me coulent, roucoulent !

Depuis l’arrêt de ce traitement médicamenteux, j’ai vu mon humeur sombrer pendant une semaine, mais avec des effets ascensionnels exceptionnels. La puissance, la toute-puissance, Dieu est mort et Dieu est sous ma cuisse !

Je vois les cimes des montagnes sombrer et rougir tellement je suis dans une hauteur infinie et confortable.

Lithium par-ci, lithium par-là, c’est devenu fun d’être bipolaire. Fuck ! C’est une maladie de merde, comme toutes les autres d’ailleurs. Ils sont tous bipolaires chez les stars, pendant que nos petits moyens versent du sang en larmes majeures.

J’ai décidé de ne plus être maniaco-dépressif-pharmacodépendant, ni même bipolaire de type 1. Les montagnes russes, c’est dans mon caractère ; je vis à l’extrême haut et bas dans ma vie, c’est comme ça, je suis ainsi. Mes délires ? Je les opère seul ou accompagné pour terminer en HP. Deux ou trois bonbons, roses et blancs, puis une piqûre dans le cul et roulez jeunesse ! Les voyages forment l’esprit et la toute-puissance. Les séjours font grossir et nous déforment.

La toute-puissance, c’est la jouissance de l’esprit ; j’éjacule des maux de mots pour faire dans la démesure totale.

Je ne suis pas malade et je le revendique. Vos médicaments m’ont déformé, affaissé, courtisé, détroussé, maltraité, démoli, ramolli, ravioli. Les soins sous contrainte ? Ce n’est pas mon problème, je ne suis pas malade, je suis juste affaibli par vos cachets, cachés, cachetés, cachetonnés. Qui est le fou, vous ou vous Docteur ?

C’est à moi de choisir mon traitement, je me connais mieux que vous, pauvre mou. De là-haut, que la terre est petite avec votre chemise ouverte sans cravate. Vous me tuez, vous me suicidez de façon acide et amère, chimique et chimérique, que vous êtes caustiques, les blouses blanches de Maison Blanche. À travers votre soleil se cache la sombre nuit de mes cauchemars ; je paye vos factures à l’année, vous me devez donc le respect et l’empathie, connards de second couteau.

Je termine ma lettre morte avec vos peurs de devenir la terreur des journaux pas beaux. Votre cachette, votre planque sont découvertes et exposées à ce moment par vos fous. Nous gagnerons la guerre des cachetons roses en brisant votre névrose. Jusqu’ici tout va mal ! Mais demain nous serons femelles et mâles dominants, tandis que vous, vous serez larbin pour nos petits-déjeuners servis à la chambre 8.