Parce que ça sent le sapin dans mon pays qu’est la France, que j’aime malgré tout. Je ne veux pas de candidats véreux ou menteurs en tant que dirigeants, et ceux qui promettent des rêves impossibles à réaliser en un ou deux mandats seulement me font bien rire.
Non, je ne voulais pas voter, je n’ai même jamais déposé un bulletin de vote dans une urne. J’ai longtemps pensé que ni Marine Le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon ne seraient présidents de la République, convaincu que le peuple français n’aimait pas les extrêmes. Cependant, je ne suis pas devin et je peux me tromper. Alors, entre la peste, le choléra et une grippe, eh bien je préfère encore la morve au nez.
Alors j’irai voter. Voilà, c’est écrit. J’aurai mis 27 ans à m’inscrire sur les listes électorales pour obtenir ma carte d’électeur. Elle m’avait été refusée dans un premier temps car ma facture EDF était au nom de mon mandataire, l’UDAF (je suis sous curatelle renforcée). J’avais laissé tomber, puis comme par magie — un signe extraterrestre —, ma demande fut acceptée sans que j’envoie le moindre document supplémentaire.
Je ne crois pas en Dieu, mais aux extraterrestres et surtout aux signes qu’ils nous envoient pour nous alerter ou nous apaiser. Ce n’est donc certainement pas Jean-Luc Mélenchon qui m’a convaincu de voter extrême gauche en 2027, mais bien la volonté d’E.T. Maison.
Ce signe m’a remis les idées en place : comment pourrais-je prendre le risque de me faire gouverner par une condamnée, ou par un autre politicien d’un parti que l’on a déjà subi ? Bien que l’extrême gauche ne me sie guère, il faut bien avouer que l’on ne risque pas grand-chose à essayer. Au pire, s’il faillit ou ne tient pas ses promesses, la déception sera tellement forte que le pays se soulèvera enfin pour prendre les choses en main.
Le passé nous l’a montré : un peuple vaincu est à genoux, un peuple déçu est dans la rue.
Je voterai pour les oubliés, ceux qui ne votent pas parce que, comme je l’étais, vaincus, ils n’y croient plus. Bien souvent, les oubliés du système n’ont plus la force de s’opposer, de contrer, de se battre, et le « foutu pour foutu », ce paradigme dangereux, l’emporte.
Je voterai aussi pour la clinique de La Borde, ce lieu de psychothérapie institutionnelle qui m’a sauvé la vie quand j’étais au plus bas de ma maladie mentale. Déjà qu’avec le gouvernement en place c’est une réelle catastrophe, des lieux comme celui-ci sont menacés de devenir des hôpitaux sans humanité… Alors avec un système politique dictatorial, pour le coup, nous sommes tous foutus.
En revanche, même si j’essayerai de convaincre mes proches d’aller voter, je ne donnerai pas de leçons à ceux qui ont décidé fermement de ne pas s’y résoudre par fatigue d’entendre constamment des promesses jamais tenues. C’est leur choix, leur opinion, je la respecte.
Enfin, je voterai pour que mon blog prospère et que les médias indépendants militants puissent continuer à sévir sur Internet et informer en toute liberté. Car avec ces joyeux politiciens véreux, nos libertés de penser et de nous exprimer sont en danger imminent.




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