L’argent ne fera jamais le bonheur, et n’y contribuera pas non plus, d’une personne malheureuse. D’ailleurs cet argent aura une couleur et une odeur, celle de la merde.
L’argent, le milliardaire et la politique
Déjà, je ne serais pas le cul assis sur un siège en bois, mais sur un fauteuil en peau de cuir de politiciens véreux, rembourré avec des yeux de politiciens véreux aussi. Les candidats aux présidentielles me cireront les bottines pour que je finance leur campagne pour les élections 2027. Mais tout ceci n’était qu’un rêve, qu’un rêve…
Je dilapiderai mon oseille en dons pour les associations que je choisirais et je nourrirais tous les sans-abris de France sans me soucier de leur provenance. Avec mes milliards, je m’achèterai le Rassemblement National pour le dissoudre. Je donnerai tellement d’argent aux pauvres que Dieu et les banques m’en donneront encore plus. Je me ferai pomper par Marine à balles réelles, elle m’excite trop la garce, jusqu’aux érections pestilentielles 2027 et jusqu’à l’irritation législative.
Avec mon argent, je choisirai mon président et je le ferai abattre par le peuple s’il est mauvais. Au suivant !
Mais Marine a dû astiquer fort avec ses dents, la catin, je viens de me réveiller trempé de sueur et le pénis en feu. Merde, je suis toujours sans le sou en poche, juste 90 € par semaine pour les cigarettes, le café, la bouffe, une affiche hebdomadaire de Marine pour jouer aux fléchettes avec, et de quoi faire avec les mégots re-mégotés en fin de semaine. En clair, je suis le contraire du milliardaire.
Alors je prends un somnifère, voire 6 ou 9, pour un 69 avec Marine, ma copine.
Et là ! Miracle, je pue le pognon à plein nez et je méprise les miséreux. Marine me suce toujours, mais c’est pas l’extase, alors je me fais un taz, un putain de gros taz de gros Mickey Oranges, ou un de type Superman. L’ère est à la fête, les misérables crèvent de faim et alors ? Est-ce de ma faute ? Je ne suis pas Dieu, et ce n’est pas à moi de choisir l’étoile sous laquelle ils naissent. Mon argent je l’ai gagné durement en travaillant et je n’ai pas passé mon temps à me plaindre. Plaignez-vous bande de crève-la-faim ; perdez votre temps en jérémiades interminables pendant que moi je fais et produis du cash money.
Je suis le prince des plus fortunés de la planète, la première puissance mondiale à moi tout seul. Je pourrais subvenir aux besoins de la planète, mais est-ce vraiment honnête ? Si du jour au lendemain tout le monde gagnait 3 000 euros par jour à se branler, iraient-ils toujours travailler ? Qui construira mes belles villas au bord de la Côte d’Azur ? Qui ? Ok, il y aura toujours des travailleurs honnêtes qui pour l’amour de leur métier se lèveront le matin pour aller trimer, mais ce ne sera pas assez. L’économie s’écroulerait et mes milliards s’envoleraient, blablabla blablabla…
Aïe aïe ouille ! Elle m’a encore raillé le pénis, toujours des réveils nocturnes douloureux, il faut que je pense à changer de bouche. Cette fois je prends une boîte de somnifères dans le gosier pour ne plus me réveiller, mes pires cauchemars sont bien plus doux que la plus belle des réalités.
Ma princesse Marine m’a quitté, et mes milliards ne la ramèneront jamais. Je l’ai aimée jusqu’à l’épuisement, la saturation. Dépendant affectif avec elle, je l’ai saoulée, je l’ai brisée, je l’ai trop aimée. Elle me manque comme jamais, d’ailleurs je ne pense plus qu’à elle. Mon milliard ? Envolé, je me torche le cul avec, prenez-le, il a maintenant une odeur de merde et fera certainement votre bonheur, pas le mien.
Et puis mon cancer généralisé ne va pas me rendre plus riche ou plus pauvre, il va me tuer, tout simplement. Dans mon caveau mes milliards vont danser puis se faire ronger par les vers car ma carcasse en décomposition se liera merveilleusement bien avec mes dollars comme la farine, le lait et les œufs battus.
La mort ne me réveillera plus, et mon argent sera mon pire cauchemar éternel. Torchez-vous avec !

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