Soleil de plomb, je suis en nage, la moiteur va me plonger dans un bain de sueur. Les fous vont me rendre encore plus cinglé, je suis à bout. Restez tranquillement à distance raisonnable de ma personne où résonne une alerte meurtrière « attention humain méchant ». Vous vous frottez à un monstre d’été en plein délire malsain. J’écris cette prose sans aucune rime, du moins j’essaye, le tout en musique satirique qui se contredit avec une mélodie relaxante, empirique et expérimentale. Merde ! Une rime (ou plusieurs) s’est glissée sur ce papier brouillon d’improvisations sans cul ni tête. Changement de décor, d’instruments et de musiciens, c’est un peu brutal, mais ce n’est pas si grave. Après tout, c’est automatiquement non désiré et impromptu comme bévue.
Suivez-moi ou pas, je m’en fous, car je suis complètement dingue, frappadingue, quadruplé d’un foldingue, zinzin, toqué, fêlé. Encore plus fort, la timbale de cette note noire tribale m’excite, m’incite à toujours plus de bordel textuel. Je joue avec les mots, je triche avec les phrases et je nique avec la critique qui pique. Toujours dans le crime, je lime et aiguise ma lame qui vous coupera la cime de votre tronc. Ah ! Nouvel air ! Ère nouvelle ! Je m’accroche à ce flow et je décroche de cette bitte d’amarrage, mon amiral. Un mirage sur le cap, une anomalie me détourne de mon objectif. Redémarrage sur une autre ligne de train voyageur, je contemple le blé et le maïs qui défilent sur un son violent avec violons aux alentours. Au loin me guette une rythmique qui gicle, des couleurs acides et toniques. Je prends votre mâle malin en évidence et le sectionne en rondelles !
Je perds le la, égare le si, je vis l’ennui telle une torture qui me nargue la nuit et le jour, putain ! Là, je sauve le mi ! S’emmerder, ce n’est vraiment pas le pied. Écrire de la merde pour passer l’été, tuer le temps sur un ton très monotone. Je veux du changement sans latence et pense que l’errance musicale me bercera comme une sainte balance. Je reprends sur des vers aux pas militaires. Mais que faire ? Pour que la perfection persévère. Ou perd ses vers. Quand la paire sévère de claques remonte les pendules pour un mouvement pendulaire. Que jaillissent les mots avec ou sans rimes de non-sens satirisés. Je n’oblige personne à penser du mal de ce tas de style improvisé.

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