Doux poètes de la mort au calibre de haine
Anges et démons à la position mitoyenne
Qui distillent un peu d’encre mortelle souveraine
Sur du papier noirci de déesse suzeraine

L’écriture d’un glorieux putride requiem
Sonnera l’enterrement sans les chrysanthèmes
De Leurs Altesses les décédés hautains blêmes
Qui fêteront leur dernière nuit dans ce harem

D’illuminés où veillent tard les plus belles femmes
Au teint blafard et au comportement infâme
Elles lécheront des pilules blanches de diazépam
Pour se faire déposséder et vendre leur âme

Crème de la crème, femelles aux courbes diaboliques
Conviées à une bacchanale où l’on fornique
Exerçant une soumission apocalyptique
Aux coïts de viles débauches nécrologiques

Ces fées feront rêver même un cadavre en cave
Dans ce monstrueux tombeau clos fleuri de draves
De gros taureaux pris d’hémorragie qui bavent
Endiableront ces gentes dames anars si braves

Les saints patrons des cimes du temple néocore
Remplis de gros porcs des flots d’ébats corps à corps
Oh oui ! Oh oui ! Encore plus d’effort ! Encore !
Hurleront les sylphides aux opulents pis d’or

Folie meurtrière pour une ripaille sexuelle
Se pavaneront les macabres hirondelles
Sous une pleine lune blanche de bordel ponctuel
Les maquerelles d’hommes aux coups de reins cruels

Les dépravées mortelles seront au rendez-vous
Garde à vous ! Garde à vous ! Au fixe et rompez-vous !
Détrompez-vous sur les psychopathes sans tabous
Dans cette partie d’échecs, ils niqueront les fous

Se joue une puante trame aux mille contes avides
Une note de musique métal acide, mais timide
Danse sur une prose martelée au suicide
C’est jour de fête pour les pensées les plus torrides

Bipolaire amer, délétère langue de vipère
Cette dure cabale sombre vous fera fuir ventre à terre
Votre prière noiera dans le verre mes vers austères
Vous n’êtes pas des nôtres ! Alors, brûlez en enfer !

La fête se termine sur un petit trou de spleen
Votre pine pas clean tombe en panne et se fait fine
Elle rechigne un dernier priapisme et décline
Sur une mer à l’eau hostile, saline, féline

Retour au bercail par ce dimanche festival
Nous clôturons ce jour de carnaval bestial
L’enfer tolère la feinte de ce foutre estival
La fin ne justifie plus cette faim cannibale !